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Source : http://www.ouest-france.fr/2008/10/30/pornic/L-idee-d-un-Pays-de-Retz-uni-fait-son-chemin--54773442.html
 
 
 
 
Commentaire du 01/12/08 à 15:45 par RALEBOL
 Bagus, vous avez trop tendance à mettre toutes les entreprises dans le même panier. La situation des multinationales et des PME/PMI n'a rien à voir. Vous accusez toutes les entreprises de vouloir diminuer leur cotisations pour faire plus de bénéfices personnels (votre message du 9 novembre). C'est faux, archi-faux. Au point où beaucoup en sont actuellement, on demande la diminution des cotisations sociales pour ne pas sombrer. Quand je dis 'on', je parle de l'entreprise, c'est à dire dire tous ceux qui y travaillent, le 'patron' comme vous dites, mais aussi les salariés. Dans de telles situations, on est dans tous le même navire.

Je suis alarmiste, c'est vrai, j'en suis désolé si c'est pas 'politically correct'. Mais je suis surtout réaliste : renseignez-vous autour de vous, demandez aux cabinets comptables la situation des petites entreprises actuellement. Demandez leur donc combien de leurs clients, dans le bâtiment par exemple, ont fait une cessation d'activité en cette fin d'année avant de couler complètement et de réduire à néant l'intégrité financière de leur ménage après tant d'années d'efforts. C'est autant de chômeurs en plus (je parle de leurs salariés), mais aussi de situations très précaires pour des petits entrepreneurs qui ont presque tout sorti pour essayer de faire durer leur entreprise.

Je ne demande pas la fin des cotisations sociales, M. Bagus, mais seulement un assouplisemment, un réajustement quand la situation de l'entreprise n'est pas bonne. CAR UN EXCES DE COTISATIONS A UN MOMENT INOPPORTUN EST SOUVENT LA CAUSE DE L'ARRET DE L'ENTREPRISE, PLUS QUE LA BAISSE DE L'ACTIVITE ELLE-MEME.
Si, ensuite l'entreprise, doit redémarrer grâce à cet assouplissement, il faut impérativement que l'état sache l'accompagner dans son rétablissement en évitant de la rematraquer trop vite. Ce n'est pas de l'assistanat qu'on demande (on ne demande pas d'argent) mais ce qu'on souhaite, c'est qu'on arrête de nous prélever cet argent quand on ne peut plus le fournir. En ce qui me concerne, je préfèrerai pouvoir continuer à payer mes salariés avec un minimum de cotisations salariales et patronales, plutot que de les foutre à la porte et qu'ils soient ensuite payés 'à ne rien faire' par les Assedics. Pas vous, M. Bagus ?
Il y a un très gros problème en France. Si on donne l'impression de vouloir aider à la création d'entreprise, on se fout complètement des entreprises qui s'arrêtent pour raisons financières ! Je pense qu'on devrait tout autant aider les entreprises en difficultés que celles qui se montent. Si moins d'entreprises coulaient, on aurait beaucoup moins besoin de payer des impots et taxes pour assister celles qui veulent se créer !

A côté de ça, il faut évidemment que les entreprises qui tournent participent à l'effort social en cotisant normalement. Mais, tout le monde n'est pas à la même enseigne, M. Bagus : certains ont plus de capacités, de facilités, de réussite que d'autres à bien faire tourner leur entreprise. Il ne faut pas sanctionner ceux qui ont plus de difficultés à y arriver. Ils font l'effort de s'en sortir, et cela est déjà très méritant. Beaucoup de ces petits 'patrons' sont avant tout de 'simples' salariés qui ont eu envie de faire autre chose ou tout simplement de s'en sortir en acceptant de prendre des risques. Cela ne les dérange pas de travailler plus, mais ils aimeraient tant, eux aussi, que les fins de mois ne soient pas plus difficiles qu'avant. Et ce n'est pas ce qui en train de se passer pour eux actuellement !

Pour en revenir à notre sujet, j'ai vu que notre Sarko national a proposé le regroupement des régions pour réduire les énormes frais de fonctionnement des collectivités locales et de l'état. Il a du lire notre discussion (blague). Même lui est en train en train de se rendre compte qu'on paye beaucoup trop de personnes à faire bonne figure et bonne chère dans des réunions inutiles. A quand la réduction du nombre de députés, mais surtout de leurs émoluments ?
En bonne voie le petit Nico : il ne lui manque plus qu'à réduire ces propres frais de fonctionnement lui aussi pour montrer l'exemple et pour que sa proposition soit crédible !


 Commentaire n° 127
 
 
 
 
 
Commentaire du 24/11/08 à 19:51 par bagus7
 La mondialisation ultralibérale, on y peut rien ?
En fait, on n’y peut rien, si on ne veut rien dire ou rien faire.
Le projet de constitution européenne a été refusé par les français, parce que ce projet était un projet ultra libéral. Malgré cela, sarko l’a imposé aux français. N’oublions pas de le rappeler !

Après avoir fait passer les Irlandais pour des débiles, il veut également l’imposer aux Irlandais qui l’ont eux aussi refusé.
Quel mépris pour les électeurs !

N’oublions pas que le début de ce forum était l’aménagement du territoire.
Encore une fois on veut nous imposer la casse de ce qui existe pour y introduire le management financier des régions. Management financier, non humains ou social (au sens vie en société)
Est-ce un progrès humain de laisser les financiers prendre les commandes des régions ?
Je crois que la crise financière répond à cette question.

Jean Marc vous écrivez ; « De quel droit sacré ou supratrucmachin pourrions nous les (les pays d'afrique, d'asie, d'amérique du sud) en interdire? N'ont-ils pas le droit de partager les richesses, d'acceder au progrès, à la modernité.. ?
Je sais que vous ne le pensez pas. »

Vous parlez pour moi pour quelque chose que je n’ai JAMAIS dit !

Vous me parliez d’Asie, au sens large, je vous ai parlé d’Indonésie, dans des expériences personnelles.
Vous me parlez international, je vous parlerais donc d’amérique du sud ;
J’ai rencontré suffisamment de personnes là bas qui remettent en question le développement à la française, ou à l’occidental.
Vivre mieux ne veut pas dire vivre comme un français ou un américain (puisque c’est le modèle que se donnent les ultra libéraux.). Mais il est vrai que la presse, la télé, les médias en générales (ici, ou en Amérique du Sud) n’écoutent surtout pas la population et fait la propagande d’un certain modèle de société.
Je vous rappelle également que malgré les belles paroles, on continue à profiter de (voler ?) leurs richesses, au détriment de la population locale!


 Commentaire n° 124
 
 
 
 
 
Commentaire du 21/11/08 à 22:16 par Jean marc
 OK Bagus,OK

Le problème est la mondialisation financière des spéculateurs. Sans restriction, sans réel contrôle.
Par exemple la mondialisation des paradis fiscaux.

(Cette fois j'ai été un peu plus méthodique, les [ , les / et les ] ont bien fonctionné.)
;-)

Ce que vous ajoutez et qui est incontestable n'enlève rien au fait que les continents, les états, que je cite ont enfin pris leur sort en main et qu'en quelques décennies ils ont apporté la preuve qu'ils étaient capables de produire et de vendre le fruit de leur travail, tout comme nous le faisons (faisions).Nous n'avons en fait rien vu venir, nous étions trop confiants en notre suprématie séculaire.
De quel droit sacré ou supratrucmachin pourrions nous les en interdire? N'ont-ils pas le droit de partager les richesses, d'acceder au progrès, à la modernité.. ?
Je sais que vous ne le pensez pas.
Ceci étant admis, il faut bien se mettre dans la tête que tant que les salaires des travailleurs de ces pays émergents resteront ce qu'ils sont 2, 3 € par jour et bien nous allons devoir encaisser ce qui doit immanquablement nous arriver.
Nous pouvons toujours hurler au loup, cela ne changera rien.
Quand Moulinex s'est délocalisé, avez vous constaté une grande manif nationale pour défendre les employés mis à la rue? Aujourd'hui nous payons sans sourciller et sans rancune dans les grandes surfaces, les mêmes autocuiseurs au même prix qu'avant la délocalisation; et c'est là que je rejoins votre raisonnement sur la spéculation et sur la réalité de la situation irréversible (je souhaite me tromper) dans laquelle nos élus nous ont laissés glisser. Élus de gauche comme de droite.
Bonne soirée ou bonne nuit ou... bonjour.


 Commentaire n° 121
 
 
 
 
 
Commentaire du 21/11/08 à 17:34 par bagus7
 Jean Marc,
La mondialisation : ce n’est pas un réel problème, puisque la mondialisation a existé dés que les gens ont marché, bougé, vogué.
Le problème est la mondialisation financière des spéculateurs. Sans restriction, sans réel contrôle.
Par exemple la mondialisation des paradis fiscaux.
C’est marrant, avant le G20, les paradis fiscaux étaient pointés du doigt, maintenant on en parle moins.
Surtout avec le G20 (les 20 pays les plus riches qui veulent faire leur petite soupe pour maintenir leurs mondialisation) ne veut rien faire contre ces paradis fiscaux, à part quelques déclarations de principe.

Plutôt que de diminuer les cotisations sociales, augmentons les budgets de la police qui lutte contre les financiers tricheurs (je crois que ce service s’appelle TRACFIN).
Dans ce cas là, l’état, c'est-à-dire nous, gagnerait les milliards que réclame M. Ralebol !
Mais en fait cela arrange bien les financiers pourris, que ce service soit au bord de la misère.

Vous me perlez d’Asie.
Lorsque j’étais en Indonésie, très souvent, les indonésiens me demandaient :
« Pourquoi vous, les français, vous empêchez toujours le gouvernement de gouverner ? Pourquoi vous faites des grèves ? Pourquoi vous ne respecter pas ceux qui commandent ? etc. ».
Vraiment, ils paraissaient outrés.
Puis plus tard dans la conversation, ils me disaient :
« Vous, les français, vous avez de la chance ! Vous avez la sécurité sociale ! Vous avez les retraites ! Vous avez des indemnités quand vous êtes au chômage ! quand vous avez un accident de travail ! quand les femmes sont enceintes ! quand vous êtes malades ! Vous ne payez pas l’hôpital ! …. »

Alors là, je leurs expliquais que ces 'avantages' ne sont pas tombés du ciel,
ais de la lutte des ouvriers, des employés,de la population ! Que des gens sont morts pour obtenir ces « avantages » ! La grève était, et est encore un des moyens pour maintenir et amélioré cette solidarité sociale !

Alors quand je vois que certains veulent mettre la France au niveau de l’Indonésie, cela me mets en colère ! avec tout le respect que je dois aux indonésiens.


 Commentaire n° 120
 
 
 
 
 
Commentaire du 21/11/08 à 13:21 par Jean marc
 Bonjour Bagus,

Je vous comprends et moi aussi je suis férocement partant pour la défense de notre 'social' à la française.
Mais quand vous écrivez:[i)Depuis combien de temps les responsables du MEDEF, des syndicats de PME, PMI demande la baisse (la fin ?) des cotisations sociales ???? Depuis toujours !

j'aurais tendance à vous répondre: Ceux qui ne le demande plus sont déjà partis, loin, ailleurs ...

La Chine s'est éveillée, l'Inde a pris le train en marche,l'Amérique du sud sort inéluctablement de son trou, l'Afrique n'accepte plus de se faire plumer et bouffer par le 'nord'....
C'est la mondialisation,l'appétit des trusts internationnaux, inutile de se voiler la face, nous ne sommes plus entre nous dans l'hexagone ni même en Europe. La mondialisation se moque des fanions , banderoles et banières syndicales de propagande représentant chacune une partie des travailleurs.

Je ne vois pas de solution à l'horizon , je suis très pessimiste.Si nos industries s'en vont (fuient) pour trouver main d'œuvre moins chère, et charges moins pesantes, alors nous pourrons toujours défiler sur les Champs, nous ne changerons rien.
Vous savez Bagus, le social je suis pour, j'ai beaucoup milité et payé pour cela, mais il y aurait tant à dire si nous abordions par exemple tout ce qu'on entend par social.... impressions personnelles que je ne me permettrai pas d'aborder ici parce que hors sujet et politiquement incorrect...

Tout le monde ne souffre pas de la même façon, voyez un peu nos politiques, les animateurs et producteurs télé, les joueurs de foot... Je sais, je sais, ça n'a rien à voir.

On est dans la m.... ousquaille .
Bon courage quand même.


 Commentaire n° 118
 
 
 
 
 
Commentaire du 21/11/08 à 11:10 par bagus7
 Pour répondre a raslebol
Je vous rappelle que vous mettez la crise en avant pour aider les PME, et PMI, et pour diminuer les cotisations sociales.
Ce n’est pas nouveau, mais la crise est-elle due aux employé(e)s ou aux financiers ?
Dans ce cas, il faut se retourner contre ceux qui ont créés et encouragé cette crise !
Les cotisations sociales sont des solidarités nationales, pas des charités !
Elles ne sont en rien dans la crise des pme et pmi.
S’il y a une diminution des cotisations, dans deux ans, vous nous expliquerez que c’est encore trop !
Demandez tout de suite la diminution des salaires !
Cette crise était annonce, comme elle c’est passée, depuis plus de 2 ans.
alors pourquoi l’état n’a rien fait ? Pourquoi les banques n’ont pas réagit à temps ?
pourquoi, vous, M. ralebol n’avez pas dénoncé ce qui allait se passer ?

En fait la crise ne sert qu’à renforcer l’ultra libéralisme ! voir les résultats du G20 !
Depuis combien de temps les responsables du MEDEF, des syndicats de PME, PMI demande la baisse (la fin ?) des cotisations sociales ???? Depuis toujours !
Je ne suis pas de la CGT, mais je suis pour la sauvegarde des avantages sociaux, et même au risque de vous choquer, je suis pour l’augmentation des protections sociales !

Que pensez-vous de l’évolution de la sécurité sociale ? de l’augmentation de l’age de la retraite, de l’augmentation du rendement des ouvriers ? de la casse des hôpitaux ? de la casse des écoles ?
« ON » nous donne l’exemple des états unis, bel exemple il est vrai ! par exemple, pour survivre, les anciens de 70-80 ans travaillent comme veilleur de nuits dans des magasins, est-ce un exemple à suivre ?
M. raslebol, ne me faite pas croire que vous êtes anti solidarité.


 Commentaire n° 116
 
 
 
 
 
Commentaire du 20/11/08 à 14:50 par Jean marc
 Ce matin (c’était inscrit : Direct) sur la chaîne parlementaire j’ai suivi une partie des débats sur l’amendement déposé par le PS, portant sur la suppression du cumul de mandats et de ce qui en résulte, des cumuls d'indemnités afférentes à ces multiples jobs. Exemple: Député-maire, maire-président d'une communauté de commune, président d'un Sivom ou tout autre bazar qui nécessite une direction même aléatoire...ou le tout à la fois !
Il y avait d'après ce que j'ai pu constater, au hasard de la promenade de l’objectif de la caméra de TV, mis à part les représentants officiels du gouvernement, au maximum et très généreusement, une vingtaine de députés (dont le nôtre qui avait quitté sa place attitrée à la Montagne pour faire nombre un peu plus bas, près d'un de ses amis de l'UMP (je suppose)
L’amendement il va sans dire, mais c'est encore mieux en le disant, fut rejeté. Une FARCE ! Notre député était tout jouasse (comme on dit chez nous) et arborait un franc sourire victorieux.
Ce sont ces messieurs voyez vous, qui décident des avantages qu'ils s’accordent. Jamais nous ne sommes questionnés sur le sujet du cumul des indemnités, (un détail mesquin me redirez vous) sur la façon dont sont ventilés ces remboursements. Je n’ai aucune idée de ce que cela peut représenter, quelqu’un sait ?

Si vraiment les socialistes avaient voulu faire passer cet amendement, il leur suffisait d’être un peu plus nombreux dans l’hémicycle, non ? Serait-ce si incongru de penser cela ?
Pas fous les camarades, des fois qu’on remettrait en cause les parachutes dorés des ex-premiers ministres qui bénéficient à vie d’une voiture avec chauffeur ou de la loi passée dans la plus grande discrétion en 2007 qui accorde aux députés non réélus le maintien de leur salaire pendant 5 ans ! Et j’en passe …

Par curiosité, ça revient à combien une voiture et son chauffeur chaque mois ?
Le même chauffeur assure-t-il sa mission 24 h /24 ou bien sont-ils 2 ou 3 afin de respecter les 40 heures hebdomadaires ?

C’est pour côser…. Et pour que le fil ne disparaisse pas tout à fait. ;-)


 Commentaire n° 115
 
 
 
 
 
Commentaire du 14/11/08 à 14:27 par RALEBOL
 Je ne sais pas si je suis redoutable par excès de bon sens, et encore moins quel dose d'ironie vous mettez dans votre propos, jean-marc, mais ce que je constate, c'est que vous insistez lourdement sur cette affaire. Laissons-faire la justice maintenant. Si faute il y a, il faudra qu'elle soit sévèrement punie (ou réprimandée). Evidemment, on ne peut pas laisser des magouilles se faire en toute impunité, surtout quand ça touche notre argent. Comme vous l'avez surement remarqué, je ne supporte plus la pression fiscale et sociale, et d'apprendre qu'un élu, quelqu'il soit puisse utiliser cet argent public issu de nos impôts, de nos taxes, de nos cotisations à des fins semi-personnelles, me fera sortir hors de mes gonds.

Je préfére répondre à Bagus. Enfin, répondre est un bien grand mot. Car, c'est un véritable dialogue de sourds que nous avons entamé sur ce forum tous les deux. Je souhaiterais des allégements contextuels pour les PME/PMI, des artisans, des commerçants qui sont en grosse difficulté et qui couleront si rien n'est fait. Bagus me rétorque que si crise il y a, c'est à cause du patronat, des financiers, des banquiers et qu'il ne faut pas arrêter de cotiser pour ne pas mettre fin à la solidarité nationale. on est train de parler de deux mondes et de deux problèmes complètement différents, donc forcément, il n'y aucun moyen de se rejoindre.

Franchement, à vous lire Bagus, j'ai l'impression que vous venez d'écrire l'article sur le prospectus de la CGT que je viens de compulser à propos des prochaines prudhommales. Ils sont complètement à côté de la plaque : la CGT n'existe que pour avoir un rôle à jouer dans les structures macro-économiques du pays sans doute pour mieux se faire voir, se faire mousser, pour devenir un syndicat hyperpuissant et hyperlourd à la teutonne. Dans leur programme, ils ne font qu'accuser les actionnaires, les licenciements pour plus de bénéfices, les spéculateurs, les fonds de pensions ... C'est bien, il faut le faire car c'est effectivement scandaleux. Mais, en aucun cas, je vois chez eux une solution dans leur programme pour sortir de la crise actuelle : Le social, le social, toujours le social !

Et moi, je leur répète encore en langage simple : 'PAS SOCIAL SI PAS BOULOT' !

Il doivent prendre conscience qu'il faut repartir de la base (la base économique, pas la 'baaase sociale' à la Marchais), sur une échelle micro-économique en s'occupant à la fois des petits employeurs et de leurs salariés. A la télé, on ne parle que des licenciements par paquet de 100,500,1000 dans les grosses entreprises. Mais on ne voit quasiment rien sur les milliers de PME/PMI en difficulté qui vont certainement fermer et qui vont mettre sur la paille des dizaines (peut-être des centaines) de milliers d'entrepreneurs et de salariés sans doute beaucoup plus méritants que ceux des grandes entreprises contre qui vous n'avez de cesse de vous battre, Bagus. Faites du ménage en haut, mais virez vos oeillières et retroussez vos manches, syndicats de tout bord, pour trouver très rapidement, avec le gouvernement, des solutions pour tous, de bas en haut.
Votre bataille pour sauver le social court à sa perte sinon. Ce n'est pas votre combat d'arrière-garde qui pourra financer les cotisations chômage de tout les salariés licensiés et le RMI des petits entrepreneurs à la rue complètement défaits et désabusés parce qu'ils auront trop donné pour les autres.
Merci pour eux et drôle de conception de la solidarité nationale.


 Commentaire n° 110
 
 
 
 
 
Commentaire du 11/11/08 à 18:09 par Pivoine
 On dit le breton têtu . Seriez vous breton Jean Marc ? ( humour )

 Commentaire n° 105
 
 
 
 
 
Commentaire du 11/11/08 à 17:33 par Jean marc
 Vous êtes redoutable Ralebol, par excès de bon sens.

Puis-je me permettre cependant d’emprunter votre passage sur les frais…

mais pas forcément avec une hystérique impatience.
Réponse de la Cour des comptes dans deux ou trois ans, le temps fera son œuvre et notre pharmacopée partisane viendra sans peine à bout de l’hystérie du moment.

Pour vous faire plaisir,
Vous êtes trop aimable. ;-)
je crois qu'il y a eu effectivement un peu de magouille
Alors là vous êtes trop bon, je n’en demandais pas tant. OK, si c’est pour me faire plaisir j’accepte votre verdict. (Je plaisante)

(je dirais plutôt d'énormes erreurs de jugement pour être poli, ou bien une certaine naïveté, voire bêtise bien classique résultant du sentiment de pouvoir lié à la fonction : on se croit tout permis et intouchable),
Mais c’est le cas, c’est la leçon que j’ai tirée du dernier conseil municipal. Au royaume des aveugles, même les borgnes détournent leur mauvais oeil par discrétion, prudence ou soumission.

mais cette 'magouille' est-elle si importante ?
Comme vous avez raison, c’est mesquin que de chercher la petite bête. Sauf que la Cour des comptes justement, se permet ces temps-ci de contrôler et souligner à l’encre rouge les égarements (involontaires) constatés dans les dépenses du Parlement.
A l’heure où il est demandé au peuple de faire un effort pour le pays, c’est la moindre des choses n’est-ce pas ? Nous sommes cependant tellement habitués à voir les remarques de cette vénérable institution éclater comme ballons de baudruche dès qu’ils prennent un peu de hauteur et disparaître dans l’éther que nous n’y accordons plus aucune importance.
L’illusion, quel merveilleux outil.
N’aurions nous pas le droit nous, gens du commun, d’ouvrir les livres de la comptabilité locale et d’émettre quelques avis ? Hum ?

Justifie t-elle un tel battage ? Je n'en suis pas si sur !
C’était également l’opinion des fidèles de Carignon et consorts, tous bons serviteurs de qualité de l’Etat et parfaitement honorables, tant de gauche que de droite, mais qui aimaient trop la confiture de bonnes poires.

Pendant ce temps, une petite mémée renonce à se payer des gouttes pour ses yeux parce qu’ils ne sont plus remboursés !


Vous êtes un sage Ralebol, comme je vous envie.
Bon, ceci dit, en ce qui concerne l’Opel, je voudrais quand même bien savoir…

En toute amitié.


 Commentaire n° 103
 
 
 
 
 
Commentaire du 09/11/08 à 21:09 par bagus7
 ce qui m'intéresse de savoir sur l'autonomie de ces nouvelles structures, c'est de savoir quel sera leur degré d'indépendance vis à vis de l'état.
ces nouveaux trucs devront-ils respecter un certains nombre de règles ? ou pourront-ils faire comme bon leurs semble.

Il faut savoir que dans le traité européen, rejeté par la majorité des français, imposé honteusement par les libéraux, il était prévu une autonomie des régions qui serait commandée par le ' besoin vitale ' et le bon vouloir des ..... industriels ! (ps : pas les petits entrepreneurs, mais ceux qui ont les dents longues ...)
C'est à dire que nous reviendrons comme en 1850 ... (je raccourcie , mais c'est la ligne).

Quand à ce que dit M. Ralebol, c'est proprement marrant.
la crise est crée de toute pièce par les banquiers, financiers, par les spéculateurs, boursicoteurs, les fonds de pensions, etc !
Pourquoi serait-ce aux simples travailleurs et aux citoyens de payer ?

plutôt que de demander la fin des cotisations sociales, M. Ralebol, demandez plutôt, une plus grande transparence des flux financiers, la réelle fin des paradis fiscaux, et un plus grand respect des banques face aux petites gens au moment des crédits !!!!

si les industriels payent moins de cotisations sociales, cela veut dire moins de solidarité et de réalisations sociales (route, hopitaux, soins, retraites, services publics, etc) ! Donc plus de problèmes pour l'ensemble de la nation !

d'un coté nous allons payé les cadeaux de sarko aux banques, les cadeaux de sarko aux plus riches des français, les cadeaux déjà faits de sarko aux entreprises, mais en plus, il faut que nous acceptions de casser la solidarité de notre pays.
c'est proprement scandaleux.

Ce n'est pas depuis la crise que les industriels demandent la diminution des cotisations sociales, mais depuis leurs créations !
Depuis le début ils veulent la fin de cette solidarité qu'ils estiment scandaleux (car cela leurs 'fait perdre' de l'argent (en français, ils font moins de bénéfices personnels) !!!


si certains entrepreneurs ont des problèmes financiers, et il y en a, il y a des moyens prévus pour y remédier au cas par cas.
mais ce n'est pas un argument pour mettre SYSTÉMATIQUEMENT fin à la solidarité nationale !


 Commentaire n° 95
 
 
 
 
 
Commentaire du 08/11/08 à 15:57 par RALEBOL
 Et pourquoi ces budgets ne seraient t-ils pas répartis sur les différents kreis-arrondissement que nous avons évoqués précédemment?
Il est vrai que le KREIS de NANTES pourra disposer des infrastructures actuelles du département, ce qui serait logique de par la taille de ce Kreis, ainsi, le personnel actuellement affecté au département ne devrait pas trop subir la disparition du département en étant réaffecté au Kreis.
Mais il faudra que ce Kreis se montre partageur : il y aura inévitablement des transferts de biens et de personnel vers les autres Kreis. La disparition du département ne plaira pas à tout le monde. C'est un moindre mal pour, je le crois, réduire le train de vie des collectivités et notre ponction fiscale.


Je réponds aussi sur la question des notes de frais : quand je dis que ça ne m'intéresse pas plus que ça, je veux dire que ce scandale a fait suffisamment de bruit pour l'instant. Les preuves, vous dites les avoir, mais il faut maintenant qu'elles soient validées officiellement et s'assurer qu'il ne s'agisse pas d'un problème d'interprétation. Si j'ai bien compris, le dossier est dans les mains d'autorités normalement compétentes. J'attends maintenant leur décision, mais pas forcément avec une hystérique impatience.
Pour vous faire plaisir, je crois qu'il y a eu effectivement un peu de magouille (je dirais plutôt d'énormes erreurs de jugement pour être poli, ou bien une certaine naïveté, voire bêtise bien classique résultant du sentiment de pouvoir lié à la fonction : on se croit tout permis et intouchable), mais cette 'magouille' est-elle si importante ? Justifie t-elle un tel battage ? Je n'en suis pas si sur !
J'espère simplement, en attendant la décision de ces autorités, que le maire a compris la leçon et qu'il fera preuve d'une plus grande réflexion et intelligence dans la gestion de sa boutique afin de ne pas se servir davantage des fonds publics pour ses dépenses perso (si la malversation est prouvée, évidemment). Je pense qu'on peut compter sur la vigilance de l'opposition (externe comme interne) pour limiter ses ardeurs en attendant une éventuelle décision. Cette décision sera peut-être un simple avertissement, une simple recommandation, vous savez, comme quand on tape sur sur les doigts d'un élève à l'école, pour lui rappeler la bonne conduite...


Enfin, pour Bagus : évidemment qu'il nous faut payer des impots. J'y suis à 100% favorable. Mais je voudrais que ces impôts et taxes diverses soient modulées dès qu'une entreprise est en difficulté. Devoir payer une taxe pro en fin d'année sur la base du chiffre d'affaires et des salaires est une énorme connerie. On ne tient même pas compte de l'état de santé de l'entreprise à cet instant. Beaucoup d'entreprises sont actuellement en faillite car elles doivent sortir de l'argent pour payer ces impôts, taxes et cotisations sociales alors que le contexte fait qu'elles n'ont pas assez de rentrées financières. Il faut que vous compreniez, Bagus (et d'autres), que quand on met en péril une entreprise à cause des prélèvements sociaux et fiscaux, c'est aussi l'emploi qui trinque. Et ce que je suis en train de vous claironner, Bagus, ça n'est pas une politique capitaliste, mais une politique économique d'urgence.

Mieux vaut payer moins de cotisations que de ne plus pouvoir en payer ! Et c'est exactement la même règle pour les impôts sur les revenus. Vous préférez voir beaucoup de monde à toucher le RMI dans les mois et années à venir ?

Il faut que le gouvernement nous ponde au plus vite des allègements de prélèvements pour gérer la crise, sinon, on court à la catastrophe.

L'équation est pourtant simple :
Même niveau de prélèvements
= encore plus de faillite d'entreprises dans les 6 mois à venir
= plus de chômeurs
= moins de salariés pour payer les cotisations,
= augmentation du niveau de taxes pour financer les chomeurs de + en + nombreux
= cercle vicieux !

Il faut arrêter de se retrancher derrière l'idée que les impôts sont les seuls à pouvoir faire vivre la machine. Sans économie, plus aucun impôt n'est possible ! Il faut redonner la priorité à l'économie, revaloriser les PME&PMI qui sont le vrai tissu économique et social d'un pays, redonner le gout du travail à tous (employés comme employeurs), prendre des mesures pour relancer l'industrie en Europe, faire du ménage dans la gestion des grandes entreprises en prenant des mesures fortes pour arrêter la délocalisation et surtout pour empêcher de vendre à des fonds de pension, rendre à nouveau les entreprises compétitives quitte à ce qu'on se serre tous la ceinture en gagnant un peu moins (c'est déjà le cas de toute façon).
IL FAUT REMETTRE LA MACHINE ECONOMIQUE EN ROUTE : CA N'EST QUE COMME CA QU'ON POURRA SAUVER LE VOLET SOCIAL !

Ce discours paraitra peut-être sarkoziste à certains, mais je m'en fiche : ça n'est pas mon but !

Si on ne fait rien, la France, et quelques autres pays de l'Europe (dans le même état d'esprit que nous) vont devenir, dans les 20 ans à venir, les futurs pays du tiers-monde à côté des puissances émergentes.

Désolé pour ce discours alarmiste et bon week-end.


 Commentaire n° 94
 
 
 
 
 
Commentaire du 08/11/08 à 09:42 par Jean-François Cossé
 Bagus 7,
Si les départements disparaissent, leurs compétences et de leurs budgets, seraient transféré aux 'Métropoles' comme celle de Nantes-Saint-Nazaire et à ce que vous appelez à juste titre, les 'collectivités supra-communales'.
L'intérêt est de supprimer la strate du département et peut-être de l'intercommunalité.
Comme toutes les collectivités elles auraient une autonomie de gestion.


 Commentaire n° 93
 
 
 
 
 
Commentaire du 07/11/08 à 21:43 par bagus7
 aucune réponse à mes questions.
quels intérêts à cette nouvelle super structure supra communale ?
quel autonomie ?
quel finances ?
quel sont les points forts ?
piour répondre à ralebol :
les entreprises sont faites pour faire de l'argent pour les investisseurs, ou directeurs.
je ne vous connais pas, mais j'ai de nombreux exemples de personnes virées de leurs boulots (en francais plus pondéré on dit 'de personne licenciées de leurs emplois', en grosse, moyennes et petites entreprises) , alors que leurs patrons revendaient tranquillement l'entreprise en gagnant de l'argent.

il faut parfois dire la réalité des choses, même si ce n'est pas correct ....
j'espère que votre expérience était différente.

j'en reviens à ce que vous disiez dans un de vos mail précédent, car c'est ce qu'on entend à longueur de journée : on ne peut vraiment pas comparer une entreprise avec un service public, qui par définition est déficitaire puisqu'un service public n'est pas pour faire des bénéfices, mais pour servir le public !
l'argent d'un service public vient des impôts, que nous avons la chance de payer!
au moins, M. ralebol reconnaissez-le.


 Commentaire n° 92
 
 
 
 
 
Commentaire du 07/11/08 à 15:28 par Jean marc
 Ralebol bonsoir,
Seriez vous d'accord avec monsieur Cossé s'il s'était contenté d'écrire:
Nous exigeons l’arrêt de l’utilisation des cartes dites 'hors parc' et la transparence dans les pratiques des remboursements de frais et d'entretien des véhicules.


 Commentaire n° 91
 
 
 
 
 
Commentaire du 07/11/08 à 11:40 par Jean marc
 Ralebol bonjour,
Vous écrivez:
Monsieur Cossé, je ne veux pas rentrer dans votre bataille concernant les notes de frais. Cela ne m'intéresse pas plus que ça tant qu'il n'y aura pas davantage de preuves tangibles et utiles de ce que vous annoncez.

Avec tout le respect que je vous dois, que voulez vous de plus? Prenez contact avec l'ancien maire délégué, vous risquez d'être surpris.
Personnellement, je me contenterai d'une modeste explication sur la location de la voiture Opel à Gijon en Espagne, pour quelle mission? pourquoi 1800 Kms? plus de 500€ facturés à la commune..... Je n'en demande pas plus, est-ce trop?. Il y a bien quelqu'un qui sait, non?


 Commentaire n° 90
 
 
 
 
 
Commentaire du 06/11/08 à 17:46 par Jean-François Cossé
 Cher Ralebol,

Je m'étonne, vous qui semblez un contribuable pointilleux, que les notes de frais du maire ne vous intéressent 'pas plus que ça'. C'est pourtant de votre argent qu'il s'agit.
Que voulez vous de plus sur les 'preuves tangibles'?
1 - Je vous rappelle que les notes de frais, de carburant etc...sont accessibles de plein droit aux contribuables, précisément parce que c'est leur argent.
2 - Les 422 photocopies, représentant plusiseurs centaines de pièces comptables de 2005 et 2006, m'ont été transmises par la mairie elle-même. Leur authenticité ne peut pas être mise en doute.Elles ne peuvent pas être différentes que celles transmises au Comptable public et à la Chambre régionale des comptes.
3 - Après ma demande initiale, sans suite, la mairie a refusé de me les donner malgré un avis favorable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), service de l'Etat . Il a donc fallu que je dépose une requête auprès du Tribunal administratif de Nantes contre le maire pour excès de pouvoir.Il aura fallu 5 mois pour obtenir des documents accessibles de plein droit.
4 - Après avoir analysé toutes ces pièces et ayant la conviction de l'existence d' anomalies, j'ai estimé de mon devoir de citoyen de transmettre le dossier à la Juridiction financière compétente, la Chambre régionale des comptes.Mon rôle s'arrête là. Je ne suis pas magistrat mais un citoyen qui fait jouer ses droits.La suite ne m'appartient pas.

Un mot sur le canton. Les élus aux élections cantonales deviennent Conseillers généraux. Il gèrent le Département. Le budget du département de L.A est d'environ 1 miliard d'€ dont la moité pour le 'social' en général.Le reste du budget est consacré aux collèges, aux routes. Le canton n'a pas de frais.

La fusion de Sainte-Marie a été 'arrachée' avec 47 voix d'écart sur 4 830 suffrages exprimés dans des conditions qui m'ont conduit à demander au Tribunal administratif l'annulation de la consultation (qui n'était pas un référendum donc non soumise à la règle de la majorité).
Les motifs : absence de signature du P.V récapitulatif des bureaux de vote (garantie de la régularité des opérations électorales). Transferts d'électeurs de Pornic vers Sainte-Marie, (dont celui de la première adjointe) et utilisation de 65 500 € d'argent public en faveur du 'OUI'.
Le Tribunal administratif ayant rejeté ma requête, je suis allé au Conseil d'Etat (plus haute juridiction administrative du pays.)Le Conseil d'Etat a reconnu que l'absence de signature du P.V était une irrégularité et qu'il y avait eu une utilisation 'regrettable' des fonds municipaux pour un résultat aussi faible. Il n'a cependant pas annulé le jugement du T.A.
C'est contre des procédés anormaux que je me suis élevé.Dès lors que l'on admet que la commune est l'unité de base des collectivités, il n'y a aucun motif, autre que d'obtenir l'investiture de son parti, qui a justifié la volonté du maire de fusionner les deux communes. Vous soulignez vous-même que la fusion n'a pas bouleversé la vie ses Sanmaritains. C'est bien la preuve que c'était inutile.


 Commentaire n° 87
 
 
 
 
 
Commentaire du 06/11/08 à 16:03 par RALEBOL
 Monsieur Cossé, je ne veux pas rentrer dans votre bataille concernant les notes de frais. Cela ne m'intéresse pas plus que ça tant qu'il n'y aura pas davantage de preuves tangibles et utiles de ce que vous annoncez.
Mais si il s'avère qu'il y a vraiment eu magouille, vous pouvez être sur que je serai le premier à ruer dans les brancards. Je suis suffisamment en colère après cette pression fiscale de plus en plus lourde qui pèse sur nos entreprises, sur nos emplois, sur nos vies privées : si nos impôts locaux servent en plus à payer les frais perso de quelques sombres individus, je peux vous dire que vous allez m'entendre râler.
Par rapport à ce que vous avez évoqué avec la situation allemande, je doute qu'un élu soupçonné de malversation démissionne immédiatement uniquement sur la base de soupçons. Il faut tout de même s'assurer d'abord que ceux-ci soient fondés et validés. Sinon, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus aucun maire en activité en France. Par contre, en cas de confirmation, il faudrait une loi ferme et intransigeante pour que la ou les personnes incriminées soient immédiatement virées de leur poste et surtout à VIE. C'est une honte, ces retours politique et au premier plan des Carignon, Pasqua, Tapie et autres tristes sires... Naivement, je dirais qu'un représentant de l'état devrait être un modèle d'honneteté (mais sans doute faut-il être relativement malhonnête pour en arriver à ces postes...)

Non, je veux revenir sur mon 'énervement' sur le canton : vous dites qu'il ne coûte rien. Même si j'admets ne pas savoir de quoi il retourne exactement, il m'étonnerait que les conseillers généraux et que les personnes qui gravitent autour soient bénévoles, qu'ils utilisent leur argent perso pour se déplacer, qu'ils travaillent à leur domicile avec leur agrafeuse perso. Qui payent tous les frais engagés au moment des élections ? les candidats peut-être ?
Je ne sais même plus comment s'appelle le 'cantonnier général', vous savez celui qui était en tête de liste UMP. Pourquoi donc ? avez-vous entendu parler d'une quelconque action du canton depuis les dernières élections ?
Expliquez-moi à quoi ces gens servent et ce qu'ils apportent de plus concrètement, par exemple, que la communauté de communes : peut-être alors serai-je plus clément si vous trouvez les bons arguments.
Une seule entité serait déjà largement suffisante. Les personnes embauchées à la communauté de communes ne pourrait t-il pas se charger aussi du travail administratif du canton (dont je ne pense pas qu'il soit si important). Cela permettrait de mutualiser les frais au moins.
Si on reparle de l'hypothèse du Kreis/Arrondissement, on pourrait très bien se passer du canton, ne croyez-vous pas ?
Quelle économie au niveau national cela représenterait t-il...

A propos de la fusion, j'admets partiellement que Sainte-Marie était une commune suffisamment importante pour avoir son entité propre. Mais, ne revenons pas sur ce qui a été fait. Dans l'optique de réduire les frais de fonctionnement communal au niveau national (et les impots locaux qui vont avec), je pense que regrouper plusieurs communes dans des entités minimum de 5000 à 10000 habitants seraient un sérieux plus. Problème, les habitants des petits villages fusionnés verront leurs taxes locales augmenter de façon importante dans certains cas. Comment gérer cela ? Je n'en sais rien. Il en va de la responsabilité des élus locaux de gérer au cas par cas.
Pour en revenir à Sainte-Marie, soyez honnête, Monsieur Cossé, est-ce que cela a bouleversé quelque chose dans la vie des sanmaritains ? Rare sont les personnes à avoir subi des conséquences négatives de cette fusion, à part vous, Monsieur Cossé, ce qui est évidemment regrettable. Vous auriez dû être mieux considéré et peut être obtenir une voie plus honorable de sortie. Le manque de tact de certains à votre égard à cette occasion est malheureusement symptomatique de l'irrespect qu'ils vouent à autrui plus généralement.

Bagus7, vous n'êtes pas d'accord avec moi sur ma comparaison de l'organisation de l'état avec celle d'une entreprise. Cette comparaison, je ne l'ai faite que sur un point pour dire en conclusion que chaque niveau de l'état pouvait très bien être capable de gérer davantage de sous-divisions afin de réduire les dépenses de ce même état. Je n'ai pas accusé les services publiques de disfonctionnement, encore moins les fonctionnaires. Je n'ai pas dit non plus que les entreprises étaient parfaites.
Mais surtout, je n'admets pas que vous disiez qu'une entreprise, c'est fait uniquement pour faire de l'argent. Vous dérivez à cause de l'énervement provoqué par le contexte économique actuel. Vous assimilez trop facilement PME et grandes multinationales. Le tissu économique et social de la France (et d'ailleurs, d'ailleurs), ce ne sont pas que les multinationales. C'est un très grand nombre de PME/PMI, de commerçants, d'artisans. Il est malhonnête de dire que ceux-là ne sont là que pour faire de l'argent. Beaucoup de 'petits patrons' se morfondent davantage de ce qui va arriver à leur entreprise et à leurs salariés, avant de s'inquiéter de leur propre sort. Renseignez-vous autour de vous. Une entreprise doit surtout faire de l'argent pour payer ses investissements, son personnel. Etre patron d'un PME, c'est une énorme prise de responsabilité envers les autres. En plus du constat d'échec personnel, il est très très déprimant de devoir licencier un salarié pour raisons économiques après des années de collaboration.


 Commentaire n° 86
 
 
 
 
 
Commentaire du 06/11/08 à 07:13 par bagus7
 il y a plusieurs questions qui me viennent sur ce qui se programme.

quel sera l'autonomie des nouvelles structures ?
par exemple sur l'éducation, quel sera la part d'autonomie ?
Quel sera l'autonomie pour le paiement des écoles, les programmes, etc ?
Même chose sur la santé.
Pour la justice ? pour le droit à l'avortement ? etc.
comment sera financée cette nouvelle structure ?

quand vous parlez du 'non cumul' des mandats, c'est un voeux, pas une réalité. comme disait coluche : les promesse n'engagent que ceux qui y croient.


là ou je suis radicalement en désaccord avec raslebol, quand il compare une entreprise avec l'état, ou les subdivisions de l'état.
Je rappelle qu'une entreprise c'est uniquement pour faire de l'argent, surtout beaucoup d'argent pour les actionnaires. (je ne parle pas des petits artisans)

un service de l'état est pour le bien de TOUS, riches et moins riches, pour l'accès à la santé, les routes, etc, etc...
bien sûr, dans les structures de l'état, et chez les fonctionnaires (ce n'est pas un gros mot) tout n'est pas parfait.

mais où avez vous vu que les entreprises sont parfaites ?
celles qui délocalisent ?
celle qui font des plans de 'restructuration'?
celle qui partent en faillite faute d'une mauvaise gestion (toute faillite n'est pas due à une mauvaise gestion, mais il y en a plus qu'on croit).
Dans les entreprises, il n'y personne de bien payé et qui ne bosse pas beaucoup (autrement dit, il n'y a pas de planqués ?)?
les banques, ce modèle de l'entreprise moderne, ? est-ce un exemple à suivre (surtout en ce moment :o))) ?
Les assurances ? voilà qui est bien, rentable et sérieux (tant qu'on n'en a pas besoin ! sinon il manque toujours un papier, un certificat, ... ).

En fait, ce que je vois dans ce qui est proposé, dans ces nouvelles structures, ce sont des promesses, pas plus.
L'auteur de 'casse toi pauvre con' nous en a fait également ..., des tas de promesse ... mais je regarde ce qui se passe et ne suis pas convaincu de son bon jugement (ou de ses bonnes intentions)


 Commentaire n° 84
 
 
 
 
 
Commentaire du 05/11/08 à 11:09 par Jean marc
 Merci pour cet échange fort intéressant et instructif entre Ralebol et monsieur Cossé.Ça c'est la Classe..
A suivre j'espère....
Le chemin sera long et caillouteux pour innover et simplifier l'administration dans ce dédale d'amoncellement de strates administratives souvent chevauchantes voire redondantes. Les administrés seront-il ou se sentiront-ils seulement impliqués dans les débats sur le devenir des institutions concernées.Comme d'habitude s'en remettront-ils par facilité à ceux qui auront tendance à n'envisager que leur propre intérêt dans le changement? (C'est humain)

je retiens:
----En Allemagne, un maire dont ont découvrirait que le remboursement des notes de frais serait illégal démissionnerait aussitôt. Par son silence le conseil municipal pourrait être condamné civilement pour avoir commis un acte portant préjudice à la population ---

Pour ce faire faudrait-il encore que les administrés puissent exercer un contrôle , or nous savons depuis peu que ça leur est impossible; il doivent se contenter d'explications tarabiscotées qui noient le poisson! C'est le fait du prince.
Oui,ah que oui! les conseillers sont aussi responsables des désordres constatés, mais encore faudrait-il là aussi, qu'ils aient la volonté ou le courage d'exercer leur droit de regard sur la gestion de leur commune lorsque qu'un signal d'alarme les interpelle.


 Commentaire n° 81
 
 
 
 
 
Commentaire du 05/11/08 à 09:59 par Jean-François Cossé
 Cher Ralebol,

Merci d’avoir lu et globalement approuvé mon topo.

Comme vous l’avez écrit justement, si l’organisation territoriale de la France se rapprochait de celle de l’Allemagne, il n’y aurait plus que trois niveaux :
Les communes
Les « Kreis » (groupements de communes de 100 000 habitants minimum)
La région.

Vous avez aussi remarqué qu’il n’y aurait pas de cumul des mandats et que les sanctions contre les élus et les conseils municipaux seraient très sévères.

Cependant, il ne faut pas oublier que l’Allemagne est un état fédéral et que les régions (Länder) sont très autonomes. Ce sont des Etats avec un gouvernement et un parlement et qui lèvent l’impôt. Le Région française, dans un état centralisé, n’a donc rien à voir.

Il ne faut pas non plus s’énerver avec le canton qui n’est qu’une délimitation géographique destinée à élire les conseillers généraux .Il ne coûte rien car il n’y a pas de structure…. et s’il n’y a plus de département, il n’y aura plus de conseillers généraux. L’arrondissement est une subdivision de la Préfecture donc de l’Etat. Il n’y a pas d’élus.

Fusionner des communes pourquoi pas ? Mais pas trop. Comme vous l’avez dit, il faut sauvegarder la proximité et une démocratie locale vivante. Il faut surtout être cohérent. Pour diminuer significativement le nombre de communes, il faut, sans doute regrouper un certain nombre de très petites communes mais pas les grandes communes comme ce fut le cas pour Sainte-Marie . L’argument sur la mise en commun des moyens était un gros mensonge puisque ç’était déjà le cas depuis 1973 !

Des structures, même mauvaises, peuvent bien fonctionner si les hommes le décident.
L’histoire allemande a, sans doute, appris à la population à se méfier des hommes.
En effet, le poids des sanctions pèse lourd sur les élus qui voudraient en prendre à leur aise avec les lois et règlements ou accepter que des décisions municipales portent préjudice à la population.

En Allemagne, un maire dont ont découvrirait que le remboursement des notes de frais serait illégal démissionnerait aussitôt. Par son silence le conseil municipal pourrait être condamné civilement pour avoir commis un acte portant préjudice à la population.
Il y a décidément beaucoup de différences entre la France et l’Allemagne !


 Commentaire n° 80
 
 
 
 
 
Commentaire du 03/11/08 à 17:06 par RALEBOL
 Monsieur Cossé, dans le but de réduire les dépenses des collectivités locales (donc nos dépenses), ce Kreis du Pays de Retz serait une bonne idée uniquement si :

1 - on supprime les communauté de communes : Gérer l'équivalent de 5 communautés de communes au lieu de 1 seule ne doit pas être beaucoup plus compliquée et le citoyen ne sera pas, de toute façon, tellement plus éloigné du président de ce Kreis qu'il ne l'est actuellement du président de la communauté de commune. En mettant en commun les ressources et les dépenses des 5 communautés de communes du Pays De Retz, on devrait être capable d'aboutir à quelque chose de moins couteux pour la collectivité.

2 - on supprime le canton dont plus personne ne comprend très bien l'intérêt et qui pour beaucoup est une pale copie administrative de la communauté de communes (même si le canton est historiquement plus ancien). Regardez pour Pornic ce que ça donne, c'est idiot : Un canton de 5 communes, d'un côté, et de l'autre côté, une communauté de communes reprenant les 5 même communes et complétée de 3 autres. Je ne sais pas exactement ce que représente la gestion du canton (batiment, salaires des conseillers et du personnel) dans nos impôts locaux, mais je suis sur qu'il y a quelques substantielles économies à faire de ce côté !

3 - on supprime l'arrondissement qui serait dans ce cas aussi la même pale doublure administrative du Kreis. Cela ne sert à rien de garder des structures en double. Dans le cas de Loire-Atlantique, on arriverait à cinq Kreis au lieu de 4 actuelles + le petit dernier du Pays de Retz. Si on regarde ailleurs dans le département, il y a peut être matière à créer un ou deux Kreis supplémentaires.
Au fait, 'KREIS' veut déjà dire arrondissement, mais le KREIS n'aurait pas qu'un rôle administratif. Il devrait avoir les mêmes responsabilités que la commune, à savoir économique, sociale, administrative et politique.

4 - On vote pour le président du Kreis. Plus de président auto-proclamé entre pairs comme pour la communauté de communes.

5 - le président du Kreis ne doit pas être déjà élu à un autre poste. MORT AU CUMUL DE MANDATS. A la tête de nos institutions, on veut des gens responsables et conscients de la tâche qui leur a été fixé par leurs électeurs, pas des carriéristes opportunistes. On a fait une énorme connerie en autorisant les députés à pouvoir être député-maire . Il faudrait profiter de cette réorganisation de l'état pour ne pas répéter cette ineptie. Un président d'une telle entité ne peut pas sérieusement être maire d'un commune en même temps.

Reste à définir les rôles de personnes et entités suivantes :

- le député :
Je rêve que le député soit uniquement un législateur, quelqu'un qui se consacre uniquement et consciencieusement à la bonne marche politique de l'état et de l'entité territoriale qu'il représente, pas à être un showbusiness man.
Mais, alors quel serait le rôle du député par rapport au président du Kreis ?
En fait, ce que je souhaiterai pour ce Kreis, ce n'est pas un président, mais un directoire composé de 4 à 5 personnes, chacun étant responsable d'une commission. Un responsable administratif, un responsable politique (le député), un responsable économique, et par exemple un responsable social. Et ces gens là, je les verrais fortement qualifiés, des super-techniciens dans leur domaine respectif, pas des généralistes bon à se montrer au premier ruban à couper. Je les souhaiterais autonome et apte à prendre des décision dans leur domaine, mais aussi à être capable de collaborer avec les autres membres du directoire quand un projet fédère plusieurs domaines ! De plus, le fait de gérer à plusieurs réduira peut être les ambitions personnelles. Enfin, à moins d'être de mêche depuis le début, il y aurait certainement moins d'abus de pouvoir, de magouilles en tout genre...
Je me demande si on devrait pas faire pareil dans les communes !
On voterai alors davantage pour une somme de compétences plutôt que pour un personnage.

- le département / la région : quand on voit qu'une région ne gère que 4 départements en moyenne en France, on se demande un peu à quoi elle peut bien nous servir (sauf si on est conseiller régional). A t-on besoin d'un super-intendant pour gérer 4 à 5 préfets. Ne sont t-ils pas assez grands pour se gérer seuls. On a rajouté cette sous-division car il devenait compliqué pour l'état de gérer 100 départements.
Je propose, à la place, la chose suivante qui va à l'encontre de ce que je viens juste d'écrire et qui va vous faire crier au fou :
ON GARDE LES REGIONS ET ON SUPPRIME LES DEPARTEMENTS !
Les Kreis seraient alors une sous-division directe des régions.
Chaque région auraient à chapoter environ une vingtaine de Kreis au lieu de 4 à 5 départements. ça n'est pas la mer à boire. Le rôle de la région en serait plus honorable. L'équivalent des Lander en Allemgane, je crois.


En finalité, on se retrouve actuellement avec les subdivisions suivantes en France :
1 - 36000 communes
2 - 4000 cantons qui gère en moyenne 10 communes
3 - x communautés de communes qui gère de 5 à 10 communes
4 - 325 arrondissement qui gère en moyenne 8 cantons
5 - 100 départements qui gère en moyenne environ 3 arrondissements
6 - 26 régions qui gère en moyenne environ 4 départements.
7 - l'état qui gère ces 26 régions.

Est t-on trop bordélique (ou trop con, ou encore trop magouilleur) en France pour qu'un niveau de l'état ne soit pas capable de gérer plus de 10 sous-divisions à la fois.
Je ne vous explique pas si tous les entreprises fonctionnaient de la même façon ! Un chef d'équipe pour 5 personnes (remarquez, je connais des entreprises qui fonctionnent encore comme ça).

A la place, on aurait :
1 - toujours nos 36000 communes (ce qui est encore beaucoup trop : rien n'empêche les communes de continuer à fusionner pour faciliter la gestion des Kreis et diminuer les dépenses des collectivités. C'est ce que Pornic a fait par exemple).
2 - environ 500 arrondissements-kreis qui gèreraient environ 70 communes chacun (il faudrait augmenter le nombre d'arrondissements actuels pour que le nombre de communes à gérer par arrondissement ne soit pas trop élevé. A raison de 5 par département comme dans la Loire-Atlantique, on en arriverait à 500 environ au niveau national).
3 - 26 région qui gèrerait chacune 20 Kreis.
4 - l'état qui continuerait à essayer de gérer 26 régions.

Soit 4 niveaux au lieu de 7 : que de bâtiments, que de structures, que de frais de fonctionnement, que de salaires, que de chefs, que de cartes Hors-Parc
en moins...

70 communes par Kreis ??? C'est énorme, me direz-vous ! Mais combien de communes de quelques milliers d'habitants, voire de centaines d'habitants en France ? En tablant sur une moyenne de population de 5000 habitants par commune, ça ne fait plus que environ 30 communes par Kreis (150000 habitants). Si chaque commune est bien gérée, ça reste une quantité raisonnable. Car il est important que la commune reste le pilier de l'échafaudage pour garantir la proximité avec le peuple.

Il est effectivement temps de revoir l'organisation de l'état.

Le gros intéret de créer une toute nouvelle structure serait de tout remettre à plat pour assurer un meilleur contrôle des dépenses et des personnes.

Bon courage...


 Commentaire n° 79
 
 
 
 
 
Commentaire du 02/11/08 à 11:46 par Jean marc
 Pourquoi se priver? Qu'est-ce qu'il disait déjà De Gaulle à propos des Français?

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/11/01/01002-20081101ARTFIG00441-la-cour-des-comptes-epingle-les-depenses-de-l-assemblee-.php

Par contre:
Bientôt un commandant d'A 380 agé de 70 ans, et une hotesse de l'air de 65 ans aidée de sa canne dans les travées ... ouarff, ouarff ...MDR

A propos de retraite,juste un up to date en passant,pour nous donner bonne conscience; Chirac,perçoit toujours sa retraite de 3000 €/mois de la Cour des comptes où il n'a quasiment jamais mis les pieds.Sans oublier que comme tous les ex-premiers ministres il a droit à une voiture à vie avec chauffeur.. Les Français sont bons et généreux.
En effet, pourquoi se priver, il suffit aux nouveaux de copier leurs illustres prédécesseurs.
Rassurez-vous, tous ces personnages bourrés de talent n'agissent que pour notre bien commun, ils ont les mots pour le dire et notre argent pour le réaliser.
Dormez braves gens, la garde veille.

Bon appétit messieurs.


 Commentaire n° 74
 
 
 
 
 
Commentaire du 02/11/08 à 11:33 par Jean-François Cossé (mail:jfcosse@wanadoo.fr)
 La réforme des collectivités territoriales en France pour harmoniser leur organisation avec celle des autres pays membres de l’U.E est en cours depuis bien longtemps.

Comme ancien maire délégué de Sainte-Marie-sur mer ayant étudié à fond l’évolution des communes en Europe et connaissant bien l’Allemagne, qui sert de modèle, j’ose avancer des idées sur ce que sera probablement la reforme des collectivités françaises.

Je ne serais donc pas étonné que le député U.M.P, en manifestant une soudaine identité de vue avec le maire de Paimboeuf, P.S, soit en mission pour préparer, en réalité, la disparition du département de Loire-Atlantique.

Pourquoi existe-t-il un S.C.O.T (Schéma de cohérence et d’organisation territoriale) du Pays de Retz , organe de réflexion pour préparer l’avenir des 40 communes de ce territoire,? Parce que la future « collectivité » constituée par l’ensemble des 40 communes du Pays de Retz recevra, probablement, les compétences du département.
En effet, une collectivité de plus de 100.000 habitants peut très bien gérer pour son territoire le social, ses collèges, ses routes, ses hôpitaux, la collecte et le traitement des ordures ménagères etc…

Entre 1965 à 1975, l’Allemagne s’est engagée dans cette voie. Voici un résumé de l’organisation territoriale allemande vers laquelle tend probablement la France :
• La commune est l’unité de base des collectivités locales.
• Les communes sont regroupées dans des Kreis (comparables, en population, au regroupement des 5 communautés de communes du Pays de Retz.)

Les Kreis ont –comme les communes- une personnalité morale propre et des organes élus directement par la population (ce qui n’est pas le cas des communautés de communes françaises.)

Si l’on transpose le système allemand au Pays de Retz, les 40 communes du pays de Retz, constitueraient un Kreis de plus de 100 000 habitants. Le statut du « Kreis » du Pays de Retz, outre ses compétences territoriales propres constituerait aussi une « circonscription étatique ».
A côté de l’administration propre du Kreis en tant que collectivité locale, une administration de l’Etat gère les compétences étatiques à ce niveau de population. Le Président du Kreis est donc, en même temps, représentant de l’Etat et élu de la collectivité. Un fonctionnaire élu.

Les communes allemandes ont, comme en France, des compétences libres mais sont soumises à un contrôle de légalité. Pour les compétences déléguées par l’Etat, elles sont en plus, soumises à un « droit d’instruction ».

Contrairement au droit français, la délivrance des permis de construire n’est pas considérée comme une compétence communale, elle incombe à l’autorité étatique au niveau du Kreis.
Du point de » vue du développement économique, les communes peuvent créer des entreprises à condition qu’elles correspondent à un besoin public et que la taille et l’envergure de l’entreprise soient en rapport avec la capacité financière de la commune. Elles peuvent aussi créer des établissements publics, essentiellement des « régies ».

Le Kreis du Pays de Retz remplirait des missions supracommunales dont on estime qu’elles dépassent les ressources des communes. Le Kreis est donc un système de coopération intercommunale obligatoire, car les communes situées sur le territoire doivent obligatoirement céder la place au Kreis dans le domaine de sa compétence.

Le système allemand va dans le sens de la suppression des collectivités territoriales intermédiaires souhaité par le Président de la République, par Raslebol et tous les contribuables.
Un bémol toutefois. A l’époque, la RFA qui comptait 60 millions d’habitants a réduit le nombre des communes de 25 000 à 8 500. Avec 40 ans d’expérience, la population mesure que cela a été une catastrophe pour la démocratie locale, car elle est beaucoup trop éloignée des pouvoirs décisionnaires. D’autre part, aucune étude n’a prouvé que cela avait provoqué une économie d’échelle car, plus la collectivité grandit, plus les besoins augmentent.

Enfin, les différences de statut et de fonctionnement des élus sont sensibles :
Contrairement au maire et au Président du Kreis qui ont le statut de fonctionnaire, les conseillers municipaux ou du Kreis servent à titre bénévole.

Pas de cumul des mandats.

En principe les maires ne peuvent pas cumuler de mandats ni au Land (la Région) ni au Parlement fédéral.
Les représentants élus peuvent encourir une sanction si une décision du conseil municipal a causé préjudice à la collectivité locale. Dans un tel cas, les membres du conseil municipal sont civilement responsables :
• S’ils ont agi délibérément et manqué de manière flagrante à leurs obligations ;
• S’ils ont participé au processus de prise de décision alors que la loi l’interdisait et qu’ils connaissaient le motif de cette interdiction ;
• S’ils ont approuvé une ouverture de crédits sans y être autorisés par la loi ou par le règlement budgétaire si les fonds nécessaires ne sont pas fournis en même temps.


Voilà vers quoi devrait tendre l’organisation territoriale de la France si les élus cumulards et bénéficiaires de rente de situation qui ont beaucoup à perdre dans cette réforme ne font pas capoter le projet.


 Commentaire n° 73
 
 
 
 
 
Commentaire du 01/11/08 à 16:53 par RALEBOL
 « Pourquoi et comment fédérer les 40 communes et les six communautés de communes du Pays de Retz ? Quelles compétences seraient dévolues à cette nouvelle structure communautaire ? Quel projet de territoire ? Comment associer les forces vives économiques et sociales, les citoyens ? »

Moi, j'ajouterai ces questions qui ne sont évidemment pas évoquéees par les interessés et qui vont dans le sens de mon coup de colère suite aux augmentations des impots locaux :
- combien de locaux supplémentaires va t-il falloir pour gérer cette super-structure
- combien de nouveaux fonctionnaires va t'il falloir payer pour gérer cette structure ?
- combien de dépenses de fonctionnement chaque maire va t-il ponctionner sur son budget communal pour se déplacer en reunionite aigue, puis surtout en super-bouffe dans les meilleurs restaurants : vous imaginez le cout de 40 maires, (+ les adjoints + les secrétaires) à rincer à chaque fois.
- et donc en finalité, quel nouvel impact sur nos impôts locaux, combien ça va nous couter ???

Si ce projet est financé par autre chose que les contribuables, ça me dérangerait mois, mais je doute que des industriels soient prêt à y participer. En tout cas, ils ne sont pas même pas cités dans ce projet.

Vous voulez que je vous dise ce que je ressens encore de ce projet :
CE N'EST PAS UN PROJET ECONOMIQUE ET SOCIALE, MAIS JUSTE UN PROJET POLITIQUE !!!
c'est d'après moi, une nouvelle façon déguisée de servir l'ambition et les intérêts personnels des intéressés ? A quand un nouveau poste honorifique, un super-président du Pays de Retz et toutes les subventions qui vont avec ? On l'a déjà ce poste : c'est le député ! Encore un nouveau cumul de mandat à l'horizon ?

Et puis, tous ces maires se sont t-ils posés la question de savoir si ça nous intéressait de faire partie d'une super communauté de communes , d'une mégalopole (euh... métropole) comme Nantes et Saint Nazaire. Pourquoi une région dans la région, une sous-division du département, un super-canton ? On trouve ça ailleurs en France ?

Ces maires sont t-ils sincèrement persuadés de l'impact économique sur notre région ?

Le Pays de Retz dispose déjà de son identité culturelle et sociale, quel besoin a t-on d'y rajouter une identité politique qui servira uniquement les intérêts de quelques uns et qui n'aura aucun impact positif sur les habitants du Pays de Retz.

Il va falloir encore être très vigilant sur cette nouvelle folie de nos élus. Il faut arrêter les délires : ce n'est pas le moment de lancer de nouvelles dépenses (et donc, taxes) quasi-inutile étant donné le contexte économique et sociale actuel. Messieurs, diminuez votre train de vie pour rendre un peu moins pesante notre vie de tous les jours.

Bon, je vais me calmer en finissant dans un registre plus humoristique :
- à quand Retz TV ?
- à quand la nouvelle langue officielle du Pays de Retz ? une dérivation du Patois de mémé ?
- à quand une nouvelle assemblée reztionale ?
- à quand la déclaration d'indépendance ?


 Commentaire n° 72
 
 
 
 
 

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